Découvrez « les jardins chez Marlène »

Avant toute chose je tiens à exprimer toute ma gratitude à tout ceux qui depuis bientôt deux ans font vivre ce blog. Aujourd’hui c’est la journée internationale du blog. J’espère que notre collaboration verra des jours bien meilleurs à travers les jeunes et l’agriculture ! Bonne fête!!!

Cela dit, Revenons à ce qui nous réunit. Elle est jeune, belle et pleine d’expérience. Elle c’est Grace-Marlène GNINTOUNGBE, diplômée d’une licence en diplomatie et relation internationale et d’un master en environnement. Après quelques années de vie associative et de vie en tant qu’employée, elle décide de créer sa propre entreprise. Depuis deux ans, elle a mis en place une exploitation agricole, du maraîchage purement biologique. Biologique car pour elle la protection de l’environnement est une priorité. Le jardin de Marlène se situe à Glo Djigbé dans le département de l’Atlantique.

Pour cette publication je ne vais pas trop parlé, je vous laisse découvrir à travers la vidéo ci-dessous. C’est la première vidéo que je réalise pour ce blog donc n’hésitez pas à laisser des commentaires et impressions.

Pour le meilleur de l’agriculture au Bénin!

 

Publicités

Fan Coco, une démarche entrepreneuriale exemplaire !  

Ni mon silence, ni le temps passé n’ont pu faire disparaître cette passion que j’ai pour les jeunes et l’agriculture. Je reviendrai plus en détails dans un article sur les raisons de mon silence qui a duré quelques mois. En attendant, découvrons Chérif Dine AKEDJOU, un agro-business man que j’ai rencontré et avec qui nous allons entamer l’année 2016

Au début de notre rencontre dans les locaux de son entreprise, je lui ai demandé s’il menait une autre activité en dehors de Fan Coco.  Serein, il répond : « rien d’autre, je concentre toute mon énergie sur les activités de cette entreprise ». Fan Coco a, récemment, été nominée comme ‘‘jeune entreprise prometteuse’’, une importante consécration pour une entreprise que Chérif a monté « seul dans sa chambre ».

Chérif a monté Fan Coco en 2012. Elle produit et commercialise de jus de coco et d’ananas. Elle offre aussi depuis peu des formations dans le domaine de la transformation des fruits et de l’agro-business.logofancoco

J’ai été personnellement conquise lorsqu’il a parlé de la raison de création de Fan Coco, lui qui à la base a une formation en marketing. En dehors du fait que le jus de Coco soit un jus très apprécié par la population béninoise, la création de Fan coco est venue résoudre un problème. Vous n’êtes pas sans savoir que le coco est un produit vendu aux abords des voies surtout au sud du Bénin.

« La demande existe mais il faut servir ce jus dans de bonnes conditions. Puisque les conditions de vente ne sont pas hygiéniques et les consommateurs sont ainsi exposés à beaucoup de maladies», relève Chérif ; ajoutant qu’ « il faut changer le contenant et qu’il n’a pas trouvé mieux que les bouteilles.» Ce jus nous offre donc de meilleures conditions de consommation mais aussi d’accessibilité car il peut être bu à volonté n’ importe où.

L’entreprise fonctionne à l’aide d’un personnel composé de 7 personnes dont Chérif qui voit grand car Fan Coco traverse déjà les frontières du Bénin qu’il aimerait couvrir entièrement. Des jus de coco seront d’ici peu commercialisés au Burkina Faso et dans d’autres pays africains plus tard.

Le promoteur de Fan coco rencontre des obstacles dans son activité. Il s’agit surtout du manque d’organisation du marché de la matière première qui est le coco. Selon lui, « La matière première existe mais il faut un encadrement » car beaucoup de cocotiers sont abattus chaque jour.

Pour finir, l’entrepreneur souhaite « que la promotion de l’emploi des jeunes soit assurée. Et qui dit emploi des jeunes, dit création d’entreprises (agricoles surtout). Entreprise qu’il faut consolider aussi.»

Merci de me lire. N’hésitez surtout pas à partager et à me dire ce que vous en pensez ! C’est pour vous que j’écris.

Cliquez ici pour lire un article de Ulrich AHOTONDJI qui parle de coco.

 

Awanabi IDRISSOU

Découvrez-la

Ruth Nouagovi est la première femme entrepreneur agricole dont je parle sur ce blog. Il faut dire que même si  beaucoup de femmes s’y mettent, ces cas restent rares ou largement inférieurs (comparativement aux hommes). Cette situation n’empiète pas sur la qualité des productions. J’ai rencontré Ruth pour être mieux imprégnée de ses activités.

Notre rencontre s’est tenue dans un après midi d’un jour très ensoleillé comme vous les connaissez. C’était chez elle à la maison, comme avec presque tous mes entrepreneurs rencontrés pour le compte de ce blog. C’est un rendez-vous reporté à plusieurs reprises ; il fallait qu’il tienne cette fois. Ce fut le cas.

Après les salutations habituelles, j’ai voulu en savoir plus sur elle. Ruth N. la vingtaine, a étudié la technologie de transformation alimentaire au lycée Mèdji de Sékou (une localité du Sud du Bénin située à environs 45 Km de Cotonou). Une fois cette formation terminée, elle a décidé d’entreprendre suite à une autre formation sur l’entrepreneuriat. Elle gère donc depuis environs un an son entreprise dénommée ‘’Nouruth’’. Son histoire avec la transformation a commencé bien avant sa formation même si ce n’était pas le premier choix :

« Plus jeune, j’avais l’habitude de faire du Sirop à l’approche des fêtes. J’ai  voulu faire la foresterie. Mais ma moyenne ne me le permettait pas. Avec cette même moyenne je m’en sortais dans la transformation. C’est comme ça que je m’y suis retrouvée à nouveau »
Les produits
Les produits « Nouruth »

  Une activité dans laquelle elle fait son parcours. Notre transformatrice produit du  jus (ananas, baobab…), des sirops (citron, ananas, gingembre…), du coco râpé, du gari amélioré et de l’arachide beurré, etc. Elle me montre la majorité des produits cités (que j’ai d’ailleurs eu l’occasion de déguster).

Pour arriver à l’obtention de ces produits, il faut toute une organisation. Je la questionne alors sur l’organisation qu’elle met en place pour y arriver. Ruth m’explique que pour le moment elle doit à chaque fois se déplacer sur Sékou afin de produire. Elle n’a pas encore un cadre approprié à Calavi (20 KM de Cotonou) où elle habite mais projette de s’installer à Godomey. Quant à sa main d’œuvre, l’agro-business woman ajoute: « pour le moment je prend des ouvrières saisonnières que je paie à la tâche. Elles sont au maximum 4 et au minimum 2 ».

La production se fait donc à Sékou. La vente quant-à elle a lieu un peu partout. Avec des ressources limitées, son marché aussi l’est. Les ressources sont limitées à causes des difficultés qui ne manquent pas quand il s’agit d’entreprendre. A ce propos elle explique : « financièrement je n’ai pas le font nécessaire pour m’installer réellement. Les machines ne sont pas au complet. Une situation qui fait que  je ne satisfais pas les grosses commandes ». Bien que le niveau de son bizness ne soit pas celui escompté, l’activité lui apporte des bénéfices qu’elle réinvesti.

« J’ai pu acheter un souffleur avec des économies. Je suis en train de prévoir l’achat d’un extracteur qui coute entre 300 et 400 milles» précise t-elle.
Pour finir la conversation je lui demande ses projets et à elle de répondre : « j’aime mon métier et j’aimerais vendre à grande échelle tant au niveau nationale qu’internationale. »
Ruth me raccompagne avant de retourner à ses occupations. Courage et bon vend à elle donc !

Projet CORY recrute des jeunes pour financement

Crédit photo: GEW

Crédit photo: GEW

Le projet CORY (the Creating Opportunities for Rural Youth; en français, création d’opportunité pour les jeunes en milieu rurale) finance des jeunes ruraux pour des initiatives agricoles.

Le recrutement de ces jeunes se fera à partir du 24 mai 2015. Au total, 150 jeunes seront recrutés. Ils doivent avoir entre 15 et35 ans. Les villes cibles sont Lokossa, Bohicon et Parakou et leurs environs.

Si vous êtes intéressé par l’agriculture, c’est votre chance ! N’hésitez pas, inscrivez-vous. Les femmes sont surtout attendues.

Vous pouvez retirez le formulaire d’inscription de CORY auprès de :

GEL SUD-Bénin à Lokossa : 97 36 99 6O,

CBDIBA à Bohicon : 97 15 74 67

BACH CONSULTING à Parakou : 97 49 55 71.

Pour plus d’infirmations, cliquez ici ou contacts:

Tel : 66 06 62 62

E-mail : charles@coryproject.org

Réveiller la jeunesse rurale

Cyrille fait le repiquage de la basilic

Cyrille fait le repiquage de la basilic

Le leitmotiv de ce blog, je veux dire le mien, est de promouvoir l’agriculture. Une bataille qui ne peut aboutir sans les jeunes. Au bout de ma petite expérience à travers cette initiative, j’ai rencontré de nombreux jeunes. Ils sont instruits avec de nombreuses opportunités qui s’offrent à eux. De plus, souvent, un ou plusieurs parents ou devanciers les soutiennent dans leurs entreprises et les encourage (vu l’enjeu). Ces rencontres furent très instructives pour moi et je suis fière de cette jeunesse qui se bat pour l’avenir du Bénin voire de l’humanité.

Cette satisfaction s’est vue atténuée au fil de mes expériences et surtout au cours de mes dernières recherches au niveau du département de la Donga (Nord-ouest du Bénin). Ce sont des recherches pour mon mémoire de fin de formation. J’ai eu à rencontrer au moins 130 paysans producteurs de divers cultures : maïs, igname, manioc, mil, sorgho, taro, etc. Tout au long de cette aventure j’ai fait une remarque : très peu de jeunes s’impliquent dans la gestion des champs (qui sont dans la plupart des cas l’unique patrimoine de la famille) avec leurs parents. « Dites aux autorités de venir encourager nos enfants à rester au village afin de nous aider. Beaucoup d’entre eux partent en aventure au Nigéria ou en ville », s’est plaint un vieil homme auprès de moi. Il m’a raconté qu’il a un champ de 2 hectares et qu’il n’arrivait plus à le gérer seul. Il se voit donc dans l’obligation de solliciter les services des manœuvres contre une rémunération.

Je comprends finalement qu’il y a un sérieux problème au niveau des jeunes ruraux. En effet, ces jeunes ne sont pas la plupart du temps instruits ou ont à peine le CEP (Certificat d’Etude Primaire) et n’auront donc jamais la chance de venir sur ce blog (et sur internet en générale) puisque l’information dans les zones rurale circule majoritairement de bouche à oreille ou à la rigueur par la radio. Ces jeunes ne sauront sûrement jamais les opportunités existantes dans le domaine agricole. Ces jeunes ne savent pas qu’ils doivent remplacer leurs parents fatigués dans les champs : ils ne savent pas que c’est tout un pays, toute l’humanité qui en dépend. Ces jeunes pensent qu’en ville la vie serait plus rose. Ces jeunes envisagent une vie meilleure sur motocyclette ‘’Bajaj’’* achetée grâce à l’argent reçu à la vente de leur terrain hérité. Cette même moto ‘’Bajaj’’ leur servira de taxi moto une fois en ville : c’est l’exode rurale.

La jeunesse rurale est celle qui a le plus besoin de notre attention. Elle a besoin de savoir ce que s’est qu’entreprendre. Elle a besoin de savoir que des milliers de personnes comptent sur elle pour survivre. Elle a besoin d’avoir des notions de leadership même s’il le faut en langues nationales. Alors j’encourage les radios communautaires, les radios rurales, les radios associatives à tenir le coup. Elles doivent trouver les bonnes stratégies. La radio communautaire doit désormais être un relais entre la population et les informations de la toile. Si internet gagne du terrain dans les zones urbaines, ce n’est pas le cas dans les zones rurales.

Je fais un clin d’œil aussi aux ONG et autres associations agissant en faveur des jeunes des zones rurales.

Merci d’agir en faveur de la jeunesse rurale

Et vous qu’en pensez vous? Laissez vos commentaires!!!

Coupure du ruban

Les agri-opportunités ratées

La deuxième édition du Salon Agri-Finance 2015 vient de fermer ses portes. Elle s’est déroulée du 28 au 30 janvier 2015 à Cotonou. Au programme , il a eu :

♦ Première journée

  •  La première conférence sur le capital risque (autre option de financement de l’entrepreneuriat agricole). Des structures qui expérimentent cette option se sont exprimées.
  • Le premier panel sur des cas concrets de financement agricoles (crédits agricoles et contrat farming). Ce fut un partage d’expérience sur le financement agricole et la mise en œuvre du contrat farming.

Deuxième journée

  • Le second panel sur les conditions pratiques de vente sur le marché nigérian. Les participants ont été imprégnés sur les tenants et aboutissants du marché nigérian, ses exigences et ses conditions.
  • Un troisième panel au cours duquel des plans d’affaires ont été présentées. Des appréciations, conseils et orientation ont suivi. Le principal intervenant était Dragon’gorden .

Troisième journée

  • Une seconde conférence sur comment convaincre un bailleur de financer les investissements nécessaires au développement d’une entreprise agricole. Ici, les exposants ont appris aux participants comment monter un plan d’affaires en insistant sur les aspects à mettre en exergue. (Produit, marché, promotion, prix)
  • Les sponsors ont ensuite précisé leur domaine d’intervention ainsi que les opportunités dédiées aux producteurs.

Chaque participant, les producteurs sont sortis satisfaits de ce salon. « Je suis vraiment satisfait, ce qui m’a le plus émerveillé est le panel sur l’élaboration d’un plan d’affaire. Je me suis rendu compte que je faisais certaines erreurs dans mon plan d’affaire ce qui faisait qu’il n’était jamais accepté », m’a confié un producteur de maïs venu de Parakou. Une femme qui fait la transformation de la tomate a dit avoir beaucoup gagné du Salon Agri-Finance et est prête à revenir à la prochaine édition. La majorité des participants ont tout simplement remercié les organisateurs de cet événement dont Agri-Hub Bénin.

Ce rendez-vous fut pour beaucoup (y-compris moi) un lieu de rencontre et d’échange autour de l’agriculture. Certains en sont sortis avec des connaissances acquises, d’autres avec de nouveaux défis, d’autres encore avec des contacts de personnes pouvant les aider à créer et gérer une entreprise agricole.

Notons que  Agri-Hub est un réseau d’acteurs du secteur privé, public, ONG et autres institutions travaillant dans l’agriculture. Il constitue une plate forme qui œuvre pour la promotion de l’entrepreneuriat agricole afin de garantir la sécurité alimentaire.

Voici Agri-Finance 2015 en image

Awanabi idrissou